Arrêt pilule : La décision

C’est parti pour te raconter le commencement de toute cette démarche et l’un de mes challenges de 2020 ! Je pense que certaines se reconnaitront dans mon histoire… En farfouillant sur internet et les réseaux, j’ai moi-même retrouvé des parcours similaires. Je te décris ici tout le cheminement. Si tu souhaites avoir des retours sur mon vécu mois par mois et les choses que j’ai mises en place pour accompagner mon sevrage je t’invite à lire les prochains articles !

2019: l’année de merde (avant que 2020 n’arrive)

En résumé, mon travail commence à me peser, je travaille comme Event Manager dans une agence sur Valencia, en Espagne. C’est un métier passion, mais qui nécessite beaucoup d’heures supplémentaires et mettre sa vie personnelle et son énergie au service du boulot. On ajoute pour agrémenter 2019 une jolie rupture amoureuse, toujours sympa ! Et puis des signes alertants… La vision qui se brouille, les fourmillements dans les mains, puis dans les pieds, et finalement des moments où je perds carrément la sensibilité. J’avais beaucoup de mal à me concentrer, à réfléchir. En bref beaucoup de symptômes assez gênants, je vais donc voir le médecin, et aux résultats de ma prise de sang on découvre une énorme carence en vitamine B12

Bon, l’histoire pourrait se terminer ici, une piqure de B12 aux fesses de temps en temps et fini ! Sauf que le médecin ne l’a pas vraiment pris au sérieux… je repars donc au travail, épuisée, avec une injection une fois par mois, et des fiches de nutrition lancées sur la table par le docteur pour m’expliquer que je dois manger beaucoup plus de viande rouge. A cette époque je mangeais de tout, de la viande plusieurs fois par semaine, du poisson, des produits laitiers etc. Pas très convaincue, je me renseigne un peu plus sur la B12. Vitamine que je connaissais « de loin » car ma famille est en majorité vegan et il est important de se supplémenter dans ce cas là. Pourquoi ?

La vitamine B12

Je vulgarise le sujet mais tu peux retrouver plein d’infos sur la B12 ici, et sur la supplémentation ici.

C’est une vitamine qui est produite à partir de bactéries. Oui ! Un peu étrange, ce sont des micro-organismes que l’on trouve entre autres dans la terre et les algues. Les personnes omnivores obtiennent leur dose de B12 en mangeant de la viande ou du poisson, qui eux-mêmes ont mangé des algues en pleine mer, de l’herbe dans le pré, ou bu de l’eau de la rivière (pour faire simple). Or, depuis plusieurs années les sols ne sont plus aussi riches, et les animaux bien souvent issus de l’agriculture intensive ne se nourrissent pas en pleine nature et sont donc supplémentés en B12. On peut trouver cette vitamine (en quantité moindre) dans les légumes-racines, ou légumes en contact avec la terre, mais dans notre monde ultra stérilisé, pas de place aux bactéries !

A herd of cows grazing on the pasture during daytime

Mais pourquoi je parle de la B12 ?

Suite à de nombreuses péripéties, je finis par me soigner, retrouver des forces. Et en chemin, j’ai décidé de mieux m’alimenter et faire attention à ma santé en devenant végétarienne. J’avais des injections sur la fesse toutes les semaines à cette époque, alors quitte à être supplémentée autant faire ce pas et me sentir mieux !

Les mois passent, et personne n’a su trouver la cause de cette carence importante. Grand souci de la médecine allopathique qui cherche à soigner les symptômes, au lieu de régler le problème à la racine… Alors je creuse seule, je me forme en naturopathie, et je tombe sur plusieurs histoires de femmes qui vivent la même chose ! Pas de prédisposition, alimentation omnivore, et pourtant on trouve des carences en vitamines, comme l’acide folique, la B12, la B6, et des minéraux comme le magnésium et le zinc. 

Plus j’avance plus je découvre que la pilule entre en compte dans de nombreuses carences en nutriments, que mon humeur de plus en plus variante vient surement de là. Et qu’au fur et à mesure des années, les molécules chimiques de la pilule contraceptive abîment la paroi gastro-intestinale… Et oui, avec des intestins « poreux » dus à la pilule, on absorbe moins bien tous les nutriments et c’est porte ouverte aux toxines

La décision est prise, j’arrête la pilule !

On est alors en juillet 2020, je fais enfin ma prise de sang prévue depuis février… Avec le confinement extrêmement strict en Espagne et l’impossibilité d’avoir mon centro de salud (centre de santé) au téléphone (ici on nous attribut un centre et un médecin où se soigner) je n’avais pas pu faire cette analyse avant. On ne me donne que des résultats approximatifs au téléphone. J’insiste pour avoir le taux exact de la B12, et là, c’est le drame… Il a de nouveau baissé. Pendant tous ces mois je me suis supplémentée en B12 sur les conseils de la médecin et la pharmacienne.

Anxiété bonjour ! Le souci viendrait donc de la manière dont mon corps absorbe la B12 que je lui donne ? Tout fait sens et je pense que la pilule n’y est pas pour rien. 

Comme beaucoup, à mes 15 ans, je bataillais contre l’acné « modérée ». Après moultes crèmes, antibiotiques, cures de zinc, et j’en passe, c’est selon ma médecin généraliste le choix entre Diane 35 ou Roaccutane ! Bon, j’avais des règles très douloureuses, abondantes, de 7-9 jours alors c’était tout vu pour elle, et je repars avec une prescription. Pas de prévention, pas de mise en garde, de conseils, de date de fin dans le temps… 

Bref, pour moi j’ai toujours pris un petit cachet inoffensif, plutôt pratique, avec seulement des points positifs visibles. J’ai donc enchainé 11 ans de pilule « anti-acné » qui fonctionne grâce à la molécule de cyprotérone. Jusque là tout va bien, je ne vois que les aspects positifs, les règles plus courtes, pas douloureuses, je sais exactement quand elles vont arrivées, et je n’ai aucun syndrome prémenstruel… le rêve. Mais depuis déjà 3 ou 4 ans, je sentais que mon corps ne fonctionnait plus pareil, je préférais juste ne pas me poser de question ! J’étais de plus en plus fatiguée lors de mes règles, un peu plus d’acné en général, et le retour des SPM bien chiants : les seins gonflés, douloureux et moi en pleurs devant une vidéo de chatons…

C’était dans un coin de ma tête depuis tout ce temps mais la pilule était tellement pratique que je ne me sentais pas le courage de l’arrêter. Je préférais me dire que c’était le travail, la fatigue et les soucis qui jouaient sur mon corps. Jusqu’à cet été 2020. En faisant le lien de tout, et me tournant vers une vie plus saine, j’ai réellement songé à arrêter la pilule. Mais l’angoisse monte avec toutes ces histoires de rebond post-pilule, d’acné, de règles douloureuses « comme avant »… Et puis je réfléchis, comment avoir les règles d’avant si j’ai 11 ans de plus, une vie complètement différente et une alimentation à l’opposé ? comment stresser pour l’acné rebond, si je stresse déjà presque quotidiennement pour les microkystes que j’ai alors que je suis sous pilule ?! 

Je savais que cette pilule n’était plus aussi bien tolérée par mon corps depuis quelques années. Je savais au fond de moi qu’elle avait un lien avec mes problèmes d’absorption… Puis, ma petite sœur a fini de me convaincre par ses mots, en m’encourageant, en me disant que je suis bien plus forte que je ne le pense et que je n’ai besoin de personne pour parcourir ce chemin sinueux. 

pilule flou

Si tu veux savoir comment je me suis préparée pour ce parcours de la combattante 😉 et pourquoi j’ai choisi le sevrage sur 6 mois par découpage de pilule, je te laisse découvrir mon prochain article sur mes débuts et mon retour des deux premiers mois.

 

N’hésite pas à me laisser un commentaire ! As-tu eu des soucis de santé qui t’ont fait arrêter la pilule ? Est-ce qu’on te l’a donné sans information sur les risques à long terme ? As-tu arrêté la pilule ou y penses-tu ?

Un abrazo ! Bises ! Cam

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Coucou Camille !

J’ai lu ton article sur la pilule et la carence en B12
C’est super que tu aies cherché à comprendre et à modifier ton alimentation…
Moi j’ai 63 ans et à mon époque on disait que diane 35 ne pouvait être prise que 5 ans…dans ton article tu parles de 11 années
Comment se fait il que ton gynécologue n’ait pas fait attention à ça?
Diane 35 c’est vrai que tu as une peau de bébé mais moi aussi au fil des mois j’ai ressenti que je ne pouvais plus la supporter(tension mammaire, impression d’être gonflée de partout…)
Quand je l’ai arrêtée tout est rentré dans l’ordre ( la peau un plus mixte mais bon ça allait)
Mais c’est vrai qu’il faut écouter son corps: il nous envoie des signaux d’alarme
Bravo pour ton blog je vais voir tes autres articles

👌

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